dimanche 27 avril 2008

Ruban de Möbius ....


... ou encore anneau de Möbius est un anneau qui a la particularité de n'avoir qu'une seule face, une seule surface. Finalement, en exagérant à l'extrême, on a juste une seule vision d'un évènement ou encore un évènement qui n'aurait ni début ni fin. Il n'y a pas de droite ni de gauche. Il n'y a pas de vérité ou de mensonge. Les martyrs des uns ne sont pas les bourreaux des autres.
Cela pourrait être la trame d'une histoire, une histoire dont on ne saurait où elle commence et où elle se termine. Le début et la fin étant côte à côte, et en passant cela serait génial de lire un livre qui tiendrait sur une seule page et dont la vision de l'histoire dépendrait d'où on attaque la lecture, on aurait donc une image déformée de la réalité....




vendredi 18 avril 2008

Journée ordinaire ....


... car il est 00h44, vendredi 8 Avril 2008. Rien de plus normal que d'être debout à cette heure? Bon alors petit retour en arrière, retour dans le temps. Hier Jeudi j'ai commencé ma journée à 9h00 avec en tête ce foutu boulot que je devais faire le soir: réinstller un système sur un serveur en production. Il y a des moments, il y a des jours où un serveur informatique ne peut et ne doit être touché la journée. Logiquement il ne reste que la nuit pour effectuer le boulot que le jour refuse. Ma journée de jeudi s'est donc terminé normalement à 19h00. Tiens, déjà du temps en plus pris par le boulot sur mon temps "libre". Je mets "libre" entre des guillemets car en informatique, surtout dans une petite boîte, on n'est jamais totalement coupé de ses machines, de son boulot. Il y a toujours un accès qui traîne quelque part pour regarder, vérifier, contrôler ... que les machines sont toujours là, bien vivantes. Donc jeudi soir, départ vers le début de la seconde partie de la journée, ou la troisième .... bref encore une autre partie qui a débuté à 21h30 (et encore, j'ai eu une crevaison sur un pneu qui m'a retardé). Alors c'est le classique le plus total: sauvegarder les données en lieu sûr ... puis lancer la réinstallation du système. Et comme d'habitude le doute taraude: est-ce que les données sont bien sauvegardées ? est-ce qu'elles sont toutes sauvegardées ? n'ai-je rien oublié ? ai-je tous les CD ... bref que de questions existentielles auxquelles personen ne peut répondre. Je prends mon courage à deux mains, plutôt à 2 doigts et je commence. Tout se déroule à la perfection et pendant qu'une des machines travaille, je m'attaque aux autres pour passer le temps, s'occuper, vérifier une enième fois que les serveurs sont en état. Ce soir, contrairement aux autres soirs j'ai amené l'ordinateur portable pour écouter de la musique. Tenter d'écouter de la musique serait plsu juste !! Le bruit ambiant est de très haut niveau dans une salle de serveurs. Pour les connaisseurs, le bruit permanent d'un avion lorsque l'on est en vol mais en 5 fois plus fort minimum. Impossible d'y échapper, pas de casque anti-bruit ni casque de musique, j'ai le dos en compote (il faudra bien un jour que je me décide à aller dans une salle de musculation pour le muscler, ce foutu dos. Mais si je me mets à écouter les médecins où vais-je me retrouver hein Taote), j'ai les yeux qui brûlent, j'ai le cul en compote (installation sommaire, spartiate pour un esclave !!)... j'ai envie de rentrer chez moiiiiii !!!!


Il est 4h00 du mat, Paris ne s'éveille pas et je viens de terminer ma journée du jeudi. Celle du vendredi commence à 9h00.


Il est 8h30, je pars pour le boulot et ici se termine le billet du jeudi commencé le vendredi matin !!

dimanche 30 mars 2008

Flash Back


Pourquoi cet indien sur la droite? Cela remonte à bien longtemps mais je ne pourrais en donner la date précise. Cela se passait dans une réserve indienne, et j'ai une photo qui doit traîner dans un coin poussiéreux. Une photo où je suis assis sur les genoux d'une Grand Chef indien. Imaginez le gamin entre 5 et 8 ans (âge de mon retour en france) sur les genoux d'un véritable indien, chef qui plusest, que je peux toucher, plein de plumes. Le rêve de tout garçon ou presque :-)
Je me remémore juste le nom de la réserve (hé oui, les indiens sont dans des réserves, même au Canada), un nom ressemblant à coknawauga. Avec cela je vais aller loin. Je recherche sur Google avec toute les transcriptions possibles, et je tombe sur ... Caughnawaga. Et là, vite vite une recherche sur GoogleMaps m'amène au sud de Montreal. C'est MA réserve indienne, de son petit nom actuel Kahnawake.
Et là, avec l'aide d'internet, j'apprends qu'il sagit d'une réserve des mohawk. J'ai parcouru des pages et des pages en recherchant le nom du Chef en question. Je vais me résoudre à écrire au Conseil de la réserve afin de savoir, de connaître le nom de mon indien. Encore un truc à noter sur un coin de murs pour plus tard. Encore un lieu à mettre sur le roadmap de mon prochain séjour.
Un petit bout de ma tête que je couche ici. Juste un des souvenirs qui remontent de plus en plus fréquemment à la surface. Il me faudrait noter tout cela, que je ne perde pas la trace. Un autre souvenir qui remonte est la Virginie, où je suis allé en vacances (tout petit encore), mais là cela fera l'objet d'un autre billet.

samedi 22 mars 2008

Feria ...


... oui, c'est la Feria à Arles ce week-end. La Feria de Pâques qui se déroule, comme tous les ans, à ... Pâques. Début des festivités le Vendredi et la fin des festivités, le lundi. Trois jours de débauche, ou presque. Les rues sont bondées, avec de gros bouchons devant les bodegas. Le but du jeu est de passer de l'une à l'autre, écouter la musique et descendre des verres. Si le coeur en dit, les arrêts repas pour un kebab, une paëlla ou tout autre met qui se déguste est possible. Ce que je trouve agréable c'est le coté bon enfant. Il y a de la viande saoûle mais je n'ai jamais eu à assister à un accrochage très sérieux. C'est plutôt le rie, les gens qui dansent, sautent, les yeux rieurs. Suivre les musiciens qui passent d'une bodega à une autre. Ils jouent souvent le même air mais ce n'est pas grave. Ils tiennent la nuit, la journée, avalent des litres d'alcool mais sont là, toujours debout. Faut dire que marcher avec des instruments plus gros qu'eux, des Tubas géants, des grosses caisses .. accoutrés de manière plus ou moins originale, sautant et jouant, tout cela élimine ce qui est avalé. Les airs joués couvrent tous les domaines de la musique et de la chansons, de la salsa aux chansons françaises. Personne ne chante, le volume sonore des instruments couvre tout, sauf le groupe qui a un porte-voix. Mais celui-là, on le retrouve aussi lors des manifs, lors du défilé du 1er Mai qui est ici la fête des Guardians, et surtout dans le défilé annuel de la gauche, celle du PC, de la CGT, de FO, de SUD. Selon les années, le temps, les rues sont plus ou moins pleines de ces manifestants qui défilent.


Pour en evenir à la Feria, je trouve quil y a moins de monde cette année, cela me semble plus clairsemé ... malgré cela, les places de parkings sont chères, très chères. Trouver un coin pour poser la voiture et ne plus y toucher de tout le week-end relève du miracle .. pascal. Demain il fera jour et je verrais comme sera la fête. Là je ne sais encore si je retourne dans le froid, le vent et aller me réchauffer au coeur de la foule, celle dont on franchi avec peine les quelques mètres pour rejoindre l'autre bodega, cette foule qui même si on la bouscule ne hurle pas mais sourit, en tentant de se faire toute petite pour laisser un passage libre avec comme priorité la sauvegarde du verre de vin, de pastis ou de bière. Cette foule qui invite à danser, même si on ne connait pas, toujours avec cette envie de faire la fête sans chercher autre chose que le coté festif.

dimanche 2 mars 2008

Fille des îles ....


Cette petite fille des îles qui court dans l'eau, une eau à même pas 10°, l'eau froide de la Manche un matin du 1er Janvier est aussi colorée que ne le sont les fleurs de Tahiti. Elle est aussi exhubérante que les danseurs du Heiva lors des shows. Elle ne passe pas inaperçue, elle ne laisse pas indifférente, elle est attachante, elle est agaçante comme un himene ... et elle est sensible. Très. Son pays lui manque, Tahiti lui manque. Tout comme pour moi. Je ne sais si j'arriverais à y retourner un jour, je ne sais si je pourrais m'y fondre de nouveau, me mêler à la foule, etre celui que l'on ne connait pas mais dont on sait qu'il fait partie du paysage.

samedi 16 février 2008

Mémoire et suite ....

(Metallica - Nothing Else Matters) "... output from the panel is very variable due to the predictable daily and seasonal cycles of solar radiation and also due to unpredictable changes in solar radiation ...". Facile à comprendre non ? Suite de la traduction de mémoire débutée et terminée en Octobre 2007. Le copain pensait avoir terminé son devoir de mémoire, mais non !! (Gnarls Barkley - Crazy) C'était sans compter sur les demandes du Directeur de mémoire qui, perdant la notion si ce n'est la mémoire, demande à ce que le document en question soit plus complet, plus lourd, plus dommageable pour la nature en terme de papier ... un comble pour un mémoire portant sur les énergies renouvelables. Le format PDf n'étant pas accepté, il faut coucher les mots sur du vrai papier. Même si j'adore la technique, il faudra que le eBook ait un écran de bonne facture, une bonne lisibilité et un effet négligeable sur mes yeux pour que j'en achète un. (Gnarls Barkley - Smiley Faces) Pour en revenir au mémoire, le copain glisse juste quelques mots assassins "... I think he grades the thesis by weight of paper rather than weight of quality ...". Hé hé hé ... on n'est pas dans un pays bureaucratique pour rien !!

Donc je me replonge dans la traduction de son mémoire, de son complément de mémoire. Une pillule de plus :-D. (Patsy Cline - Crazy). Heureusement que je connais le domaine dans lequel il bosse, cela aide franchement et c'est génialement agréable de voir comme les mots reviennent vite, comme les termes techniques n'ont jamais été oublié, et j'ai même l'impression de baigner à plein dans le solaire. Cela sera une chute sympa pour le Canada tiens. Non seulement la traduction me permet de peaufiner mon english en vue de l'IELTS, (Johnny Cash - I walk the line) mais cela me permet de plus de nourrir mon cerveau en vue d'un des tests qui consiste à écrire une petite prose. Et si j'attaquais sur l'énergie photovoltaïque? Concernant la chute, revenir à mon premier boulot dans le solaire et l'éolien me plairait assez. En 1992, cela ne courait pas les rues en France et je n'ai rien trouvé dans ce domaine un peu particulier il faut le dire. Cela se développe maintenant mais si je dois retomber dans la marmite du solaire, alors cela sera dans le cadre d'un autre pays (Jessica Harper - Old Souls). Ce sont des projets qui trainent dans le fond de mon cerveau, dans une case pas perdue de vue et raffraîchie de temps en temps au gré des lectures. Sans être de la partie totalement, je suis de loin l'évolution technique (même si celle-ci a quelques peu évoluée, ce sont toujours des rondelles de silicium dopées aux impuretés et coincées entre deux couches pour ramasser les petits électrons qui se baladent). (Deep Purple - Hey Joe)

Ce n'est pas le tout de taper des mots à la suite les uns des autres, il me faudrait maintenant passer au mémoire (Jackie Deshannon - What The World Needs Now Is Love), ce qui n'est pas une mince affaire. La plus grande difficulté: lire l'anglais et effectuer la traduction simultanément en français. Pas toujours top car si je comprends ce que je lis, je ne trouve pas nécessairement les mots pour traduire en français. Je me suis déjà aperçu de cela en lisant la documentation liée à l'informatique: lire et comprendre in english oui, mais traduire et expliquer in frenchy non, je ne peux pas. Je bute, je ne trouve pas les mots, la tournure qui colle ... jamais je ne ferais traducteur d'oeuvres, ce ne serait pas ma tasse de thé (caramel/vanille, génial. Thé rouge poire/vanille ... à tomber par terre). (NightWish - Walking in the Air)

dimanche 10 février 2008

Into the Wild ....




Je ne vais pas parler du film de Sean Penn (j'ai aimé le film et la bande son) mais de mon éventuel Into the wild. Alors pour resituer un peu les choses, j'ai en mai 2007 déposé une demande d'immigration pour le Canada. L'envie de grands espaces, de voir d'autres paysages, de voir une autre culture, une autre manière de travailler, envie de parler une autre langue.... et pourquoi pas revenir dans le pays de mon enfance (même si dans le cas présent, je ne demande pas à vivre au Québec). Comme j'avais mis dans un autre billet, Chercher le vent en quelque sorte. En résumé s'aérer la tête, partir loin, partir sans but précis .. si ce n'est éventuellement celui de fuir. Pour se retrouver ? Pour se poser des questions ? Pour trouver des réponses ?


Je ne pars pas pour fuir une personne, une vie. Je corrige: "... je n'espère pas partir ..." serait plus approprié. Mais même dans ce cas, la phrase ne me plait pas. Je ne fuis rien !! J'espère partir car c'est une envie qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps. Idée que j'ai sans cesse repoussée, trouvant toujours une raison valable (une excuse ??) pour ne pas franchir le pas.
En 2001 déjà, j'avais postulé pour un poste à Dublin ou Edimbourg. The Big Blue pour ne pas citer la société, m'avait, au vu de mon profil, plutôt orienté sur le support Edimbourg. Tout collait. J'avais le profil qu'ils recherchaient, coté anglais même si ce n'était pas a fluent english spoken (and also not a new Shakespeare writer) les personnes aimaient le fait que je prenais un long détour pour m'expliquer même si je ne connaissais pas le terme exact. Les phrases remplies de " heuuuu .. ehhhh ... mmmm ...." ou les silences prolongés (des silences aussi longs que ne le sont les phrases de Proust) n'auraient pas été apprécié. Donc j'étais en route pour Edimbourg, du moins dans ma tête et mes plans sur la comète, et j'ai tout annulé. Un simple coup de téléphone. Cela a pris 10s, le mec à l'autre bout était déçu, m'a demandé pourquoi alors que 15 minutes plus tôt je lui avait confirmé mon envie. La réponse était fort simple. Il y avait des amis à la maison, et une simple réflexion a tout déclenché. Je suis un peu tête de pioche certainement, mais je ne suis pas revenu sur ma décision. Qu'avait-il été dit? simplement "... c'est la solution la plus facile pour toi, celle de fuir ...".


En 2007, j'ai sauté le pas pour le Canada. Pas pour le Québec. Je ne veux pas me retrouver au milieu de frenchy. Je crains de me retrouver à croiser des immigrants arrivant de France et demandant "tu viens d'où ...", afin de chercher une prise, un lieu, un nom ... qui pourrait tisser un lien ou se raccrocher à un pays que l'on vient de quitter. Je ne veux pas de cela, je vise large: LE Canada. Entre les possibilités de demander au niveau Québec (hé oui, ils sont à part, ils sont spéciaux), provincial ou fédéral j'ai opté pour le dernier: le fédéral. Donc mon dossier expédié, mes CAN$ 550 versés, j'ai reçu un mot m'indiquant que le dossier serait traité dès que possible. " ... se référer au site internet pour connaître les délais ...". De 12 à 18 mois. 12 à 18 mois d'attente. Pire que des éléphantes !! J'évitais d'y penser, je ne cherchais même pas à étudier plus l'anglais ou apprendre l'Histoire du canada (plus que ce que j'en sais actuellement). Peu de personnes étaient au courant. Et il y a 15 jours j'ai eu une réponse. Le service de l'immigration me demande de complèter le dossier. J'ai 4 mois pour fournir tous les papiers, qui vont de l'acte de naissance jusqu'au test d'anglais IELTS (TOEFL, TOEIC ...) en passant par les contrats de travail, les civilités d'usage, les diplômes.... Je suis content. Je me dis qu'au moins, j'ai passé le premier barrage et que maintenant j'attaque la seconde phase de mon dossier. Je ne sais pas s'il s'agit d'une nouvelle phase, mais cela fait du bien de savoir que je suis encore dans la course.

Et maintenant, rien ne me fera changer d'avis. pas même les "... c'est la solution la plus facile pour toi, celle de fuir ...".





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