dimanche 9 novembre 2008

Evasion...

... en ce mois d'octobre 2008. "Un voyage commence toujours par une belle histoire ...", simple ligne prise dans le magazine Air France à bord de l'avion qui me mène à New York. Cette phrase je pourrai la coller sur les écrits d'une fée qui souvent nous, me, fait voyager au travers de ses écrits bien que j'ai par moment j'ai un peu de mal à la suivre.  Deux jours par-ci, deux jour par-là .. qui se sont transformés en une dizaine de jours magiques. 
Revoir Montréal et surtout revoir des personnes qui ne m'ont pas vus depuis une éternité, si ce n'est plus longtemps: 1974. J'ai eu fait ce voyage il y a de cela quelques mois, à la simple vision d'une vidéo Super8. Là c'est en chair et en os que j'ai pu revoir en partie les personnes présentes sur le film. Si je prends les lettres de leur prénom, un petit coup de mixage et hop j'obtiens: W.A.R.M. Et c'est ce que j'ai ressenti en les voyants, c'est ce que j'ai ressenti dns leur accueil. Etre avec eux comme si je les avais toujours vu, toujours connu. Revoir des photos anciennes.
Puis ce fut la descente vers NewPort, à Rhode Island. BOSTON. BOSTON. BOSTON. Oui j'ai enfin vu Boston, de mes yeux vus. J'avais envie de voir cette ville, envie de voir le port. Et je peux dire que cela vaut le coup. Je n'ai qu'un aperçu minime mais m'étant perdu avec le GPS (ben si, c'est possible), j'ai pus croiser des quartiers sortants des sentiers. Le reste de la ville, je l'ai faite en partie  pied. Il ne me reste qu'une envie maitnenant: y retourner pour plus longtemps.
Puis ce fut NewYork. Encore et encore avec la traversée du pont de Brooklyn à pieds, une diagonale du nord au sud dans central park, une balade dans le chinatown et dans le little-little-little Italy puisque ces derniers se sont fait manger le territoire par la communauté chinoise. Canal Street n'est plus la ligne de séparation entre Chinatown et Little Italy, il faudra revoir tous les guides touristiques!! La remontée vers l'empire State building  à pieds, toujours, en passant par Soho. Ces noms qui font certainement rêver mais ne survivent que sur leur gloire passées. Le Chinatown est tel que l'on peut se l'imaginer: tout est écrit en chinois ou presque, les boutiques pas forcément clean, les vendeurs sur leurs étales dans la rue. Un peu de brume sur tout cela et le délir des tripots clandestins est là. 
Je restreints un peu NYC à Manhattan, mais la ville est tellement différente d'un quartier à un autre quil faudrait au moins un mois pour la visiter et la découvrir. Un jour peut être cela me sera possible. En attendant, il y a le dur retour à la réalité: le boulot ici bas !!

mardi 9 septembre 2008

Les mots à 4 lettres ...

... un livre comme un autre Four Letter Word: New Love Letters. Love, hope, wish, need se cotoient avec hate, fear, fuck... Ce livre est une série de petits textes écrit par différents auteurs, le tout ayant pour thème central "lettre d'amour". L'idée est venur de recueillir ces écrits suite au virus "I love you" qui a fait quelques dégats dans le monde informatique il y a quelques années. Tiens en passant il existe d'autres mots de 4 lettres tels UNIX, BSOD, Wine, bash, loop ... mais cela n'a pas été abordé dans le bouquin. Tout un oubli en somme. Alors est-il plaisant à lire ce livre? Alors comment dire ... mmmm ... oui et non. Il y a des textes sympas à lire et d'autres sont plus, disons, difficile d'approche dans le sens où j'ai la vague impression que l'auteur des lignes a écrit un texte sans y mettre d'envie, de désir. En résumé un texte dans le plus pur style alimentaire. C'est un peu dommage pour l'idée en elle-même. 

Depuis j'ai lu un autre livre, City of glass de Paul Auster mais sous un format un peu particulier: il a le format d'un comics, au dessin sombre comme le serait Maus de Art Spiegelman.

samedi 9 août 2008

Voyage chez nos Grands Bretons de cousins ...


Quelques jours de vacances en la pas si lointaine perfide Albion.....


Perfide elle y est de par ses routes, ses haies au raz de l'asphalte de la route surtout in Welsh Land. Sensations garanties pour le passager !!
Perfide de par la sensation de prix relativement corrects concernant le bouffe, mais qui est au final assez traître pour le porte-monnaie si on prend l'habitude comme je l'ai fait de manger midi et soir dans les pubs ET faire des poses tea time le matin (eh oui) et l'après midi.
Perfide de par l'attaque de la Tate Modern Gallery sur ma vision de ce qu'est l'Art. Et là je suis allé de surprise en surprise. En résumé et sans prendre de gants, il y a des pièces décrites comme de l'art mais qui ne sont à mes yeux que l'art ... de vendre son oeuvre. Considérer une oeuvre comme de l'art par le simple fait d'avoir été, pour son créateur, le premier à avoir oser le faire est un peu gros. J'ai eu franchement du mal à accrocher.
Le dallage 12x12 en magnesium (magnum 144 ?) de Carl Andre est sympa peut être mais très ... minimaliste. Cela tombe bien, c'est un minimaliste. Mais passer d'une oeuvre 10x10 en 1970 à une 12x12 en 1975 fait-elle référence à l'inflation ou un manque d'imagination ? Même si j'aime la matière, j'aime le métal, j'aime pouvoir toucher une oeuvre ou même marcher dessus j'ai du mal à classer cela dans la case ART. Je la classerai volontier dans la cas DECORATION.
Voilà le pourquoi du logo survivor. J'ai survécu à ce qui m'a été présenté comme de l'Art.
Mis à part ce voyage très dangeureux pour les neurones et la perception du beau (non je ne me lancerai pas dans un débat philosopho-soporifant), je vais devoir retourner à Londres pour visiter encore plus de coins que le manque de temps m'a privé.

samedi 12 juillet 2008

Four-letter word

Samedi matin des plus classiques. Quoique. Réveil à 7h00 et premier réflèxe qui est d'allumer l'ordinateur afin de mettre de la musique. Sauter dans la douche, remplir le sac du linge à laver et direction la laverie. Premier couac. Tellement pas réveillé, et je ne sais pourquoi j'ai fait plus attention à la présence de la C.B. qu'à autre chose, je suis sorti de chez moi sans les clés, sans argent. Juste le linge et le sac et la C.B. Bon j'attendrai que le magasin du bas ouvre afin de rentrer chez moi en passant par le couloir. Retrait de liquide, lancement de la machine, déplacement de la voiture dans un parking payant pour ne pas me prendre une prune. Petit déjeuner proisoire (une fougasse jambon-fromage avec de la béchamel: horrible) en attendant que le Book'n Bar ouvre et que je puisse enfin prendre mon petit déjeuner. Je reviens à la laverie et je percute: j'ai oublié de mettre de la lessive !! Et merde. Bon un bon lavage à 90° cela ôte toute trace de crasse. Je remplis le sèche-linge, j'aide une cousine grande-bretonne à utiliser une machine. Là c'est beau: un mec qui montre à une femme l'usage d'une machine à laver dans une laverie !! Une demi à perdre, à ne rien faire, à aller chercher une chemise chez le couturier qui m'a patché Marx sur le bras gauche. Je prends le linge, je retourne chez moi en passant par le magasin du bas. Exercice de style et d'équilibre: au 3eme étage, au dessus du vide, j'ai le bras long donc je peux par la fenêtre atteindre la poignée de la porte. Rangement du linge, rangement des papiers et, enfin, prendre le temps de ranger les pulls et autres trucs d'hiver qui encombrent tels que la couette et son enveloppe. Et là direction le Book'n Bar, il est 11h00, pour un bon petit déjeuner: thé - jus d'orange - tarte aux pommes. Et le tout assis dans un fauteuil, de la musique sympa. Bref presque le bonheur. En passant, un livre. La couverture donne à penser à un de ces colis dont les adresses se sont multipliées sur le dessus, un de ces colis qui passe de bureau de poste en bureau de poste au gré de son destinataire qui fuit les bureaux de poste. Couverture style papier kraft avec en timbre poste: Four Letter Word - New Love Letters. "... On 4 May 2000, I was one of millions of people to open an email with the subject 'I Love You' containing ..." est le début de l'introduction. cela a suffit pour que je prenne le livre. Je ne sais s'il sera bien, je ne sais rien de ce livre. La grande surprise viendra plus tard, lorsque je l'aurai avalé. Cela sera mon livre de chevet en Angleterre où je serais dans quelques jours. En attendant, je vais aller m'évader à un festival country dans le coin. Line dancers, maïs grillé, musique cow-boy: ambiance US garantie !!

dimanche 27 avril 2008

Ruban de Möbius ....


... ou encore anneau de Möbius est un anneau qui a la particularité de n'avoir qu'une seule face, une seule surface. Finalement, en exagérant à l'extrême, on a juste une seule vision d'un évènement ou encore un évènement qui n'aurait ni début ni fin. Il n'y a pas de droite ni de gauche. Il n'y a pas de vérité ou de mensonge. Les martyrs des uns ne sont pas les bourreaux des autres.
Cela pourrait être la trame d'une histoire, une histoire dont on ne saurait où elle commence et où elle se termine. Le début et la fin étant côte à côte, et en passant cela serait génial de lire un livre qui tiendrait sur une seule page et dont la vision de l'histoire dépendrait d'où on attaque la lecture, on aurait donc une image déformée de la réalité....




vendredi 18 avril 2008

Journée ordinaire ....


... car il est 00h44, vendredi 8 Avril 2008. Rien de plus normal que d'être debout à cette heure? Bon alors petit retour en arrière, retour dans le temps. Hier Jeudi j'ai commencé ma journée à 9h00 avec en tête ce foutu boulot que je devais faire le soir: réinstller un système sur un serveur en production. Il y a des moments, il y a des jours où un serveur informatique ne peut et ne doit être touché la journée. Logiquement il ne reste que la nuit pour effectuer le boulot que le jour refuse. Ma journée de jeudi s'est donc terminé normalement à 19h00. Tiens, déjà du temps en plus pris par le boulot sur mon temps "libre". Je mets "libre" entre des guillemets car en informatique, surtout dans une petite boîte, on n'est jamais totalement coupé de ses machines, de son boulot. Il y a toujours un accès qui traîne quelque part pour regarder, vérifier, contrôler ... que les machines sont toujours là, bien vivantes. Donc jeudi soir, départ vers le début de la seconde partie de la journée, ou la troisième .... bref encore une autre partie qui a débuté à 21h30 (et encore, j'ai eu une crevaison sur un pneu qui m'a retardé). Alors c'est le classique le plus total: sauvegarder les données en lieu sûr ... puis lancer la réinstallation du système. Et comme d'habitude le doute taraude: est-ce que les données sont bien sauvegardées ? est-ce qu'elles sont toutes sauvegardées ? n'ai-je rien oublié ? ai-je tous les CD ... bref que de questions existentielles auxquelles personen ne peut répondre. Je prends mon courage à deux mains, plutôt à 2 doigts et je commence. Tout se déroule à la perfection et pendant qu'une des machines travaille, je m'attaque aux autres pour passer le temps, s'occuper, vérifier une enième fois que les serveurs sont en état. Ce soir, contrairement aux autres soirs j'ai amené l'ordinateur portable pour écouter de la musique. Tenter d'écouter de la musique serait plsu juste !! Le bruit ambiant est de très haut niveau dans une salle de serveurs. Pour les connaisseurs, le bruit permanent d'un avion lorsque l'on est en vol mais en 5 fois plus fort minimum. Impossible d'y échapper, pas de casque anti-bruit ni casque de musique, j'ai le dos en compote (il faudra bien un jour que je me décide à aller dans une salle de musculation pour le muscler, ce foutu dos. Mais si je me mets à écouter les médecins où vais-je me retrouver hein Taote), j'ai les yeux qui brûlent, j'ai le cul en compote (installation sommaire, spartiate pour un esclave !!)... j'ai envie de rentrer chez moiiiiii !!!!


Il est 4h00 du mat, Paris ne s'éveille pas et je viens de terminer ma journée du jeudi. Celle du vendredi commence à 9h00.


Il est 8h30, je pars pour le boulot et ici se termine le billet du jeudi commencé le vendredi matin !!

dimanche 30 mars 2008

Flash Back


Pourquoi cet indien sur la droite? Cela remonte à bien longtemps mais je ne pourrais en donner la date précise. Cela se passait dans une réserve indienne, et j'ai une photo qui doit traîner dans un coin poussiéreux. Une photo où je suis assis sur les genoux d'une Grand Chef indien. Imaginez le gamin entre 5 et 8 ans (âge de mon retour en france) sur les genoux d'un véritable indien, chef qui plusest, que je peux toucher, plein de plumes. Le rêve de tout garçon ou presque :-)
Je me remémore juste le nom de la réserve (hé oui, les indiens sont dans des réserves, même au Canada), un nom ressemblant à coknawauga. Avec cela je vais aller loin. Je recherche sur Google avec toute les transcriptions possibles, et je tombe sur ... Caughnawaga. Et là, vite vite une recherche sur GoogleMaps m'amène au sud de Montreal. C'est MA réserve indienne, de son petit nom actuel Kahnawake.
Et là, avec l'aide d'internet, j'apprends qu'il sagit d'une réserve des mohawk. J'ai parcouru des pages et des pages en recherchant le nom du Chef en question. Je vais me résoudre à écrire au Conseil de la réserve afin de savoir, de connaître le nom de mon indien. Encore un truc à noter sur un coin de murs pour plus tard. Encore un lieu à mettre sur le roadmap de mon prochain séjour.
Un petit bout de ma tête que je couche ici. Juste un des souvenirs qui remontent de plus en plus fréquemment à la surface. Il me faudrait noter tout cela, que je ne perde pas la trace. Un autre souvenir qui remonte est la Virginie, où je suis allé en vacances (tout petit encore), mais là cela fera l'objet d'un autre billet.

samedi 22 mars 2008

Feria ...


... oui, c'est la Feria à Arles ce week-end. La Feria de Pâques qui se déroule, comme tous les ans, à ... Pâques. Début des festivités le Vendredi et la fin des festivités, le lundi. Trois jours de débauche, ou presque. Les rues sont bondées, avec de gros bouchons devant les bodegas. Le but du jeu est de passer de l'une à l'autre, écouter la musique et descendre des verres. Si le coeur en dit, les arrêts repas pour un kebab, une paëlla ou tout autre met qui se déguste est possible. Ce que je trouve agréable c'est le coté bon enfant. Il y a de la viande saoûle mais je n'ai jamais eu à assister à un accrochage très sérieux. C'est plutôt le rie, les gens qui dansent, sautent, les yeux rieurs. Suivre les musiciens qui passent d'une bodega à une autre. Ils jouent souvent le même air mais ce n'est pas grave. Ils tiennent la nuit, la journée, avalent des litres d'alcool mais sont là, toujours debout. Faut dire que marcher avec des instruments plus gros qu'eux, des Tubas géants, des grosses caisses .. accoutrés de manière plus ou moins originale, sautant et jouant, tout cela élimine ce qui est avalé. Les airs joués couvrent tous les domaines de la musique et de la chansons, de la salsa aux chansons françaises. Personne ne chante, le volume sonore des instruments couvre tout, sauf le groupe qui a un porte-voix. Mais celui-là, on le retrouve aussi lors des manifs, lors du défilé du 1er Mai qui est ici la fête des Guardians, et surtout dans le défilé annuel de la gauche, celle du PC, de la CGT, de FO, de SUD. Selon les années, le temps, les rues sont plus ou moins pleines de ces manifestants qui défilent.


Pour en evenir à la Feria, je trouve quil y a moins de monde cette année, cela me semble plus clairsemé ... malgré cela, les places de parkings sont chères, très chères. Trouver un coin pour poser la voiture et ne plus y toucher de tout le week-end relève du miracle .. pascal. Demain il fera jour et je verrais comme sera la fête. Là je ne sais encore si je retourne dans le froid, le vent et aller me réchauffer au coeur de la foule, celle dont on franchi avec peine les quelques mètres pour rejoindre l'autre bodega, cette foule qui même si on la bouscule ne hurle pas mais sourit, en tentant de se faire toute petite pour laisser un passage libre avec comme priorité la sauvegarde du verre de vin, de pastis ou de bière. Cette foule qui invite à danser, même si on ne connait pas, toujours avec cette envie de faire la fête sans chercher autre chose que le coté festif.

dimanche 2 mars 2008

Fille des îles ....


Cette petite fille des îles qui court dans l'eau, une eau à même pas 10°, l'eau froide de la Manche un matin du 1er Janvier est aussi colorée que ne le sont les fleurs de Tahiti. Elle est aussi exhubérante que les danseurs du Heiva lors des shows. Elle ne passe pas inaperçue, elle ne laisse pas indifférente, elle est attachante, elle est agaçante comme un himene ... et elle est sensible. Très. Son pays lui manque, Tahiti lui manque. Tout comme pour moi. Je ne sais si j'arriverais à y retourner un jour, je ne sais si je pourrais m'y fondre de nouveau, me mêler à la foule, etre celui que l'on ne connait pas mais dont on sait qu'il fait partie du paysage.

samedi 16 février 2008

Mémoire et suite ....

(Metallica - Nothing Else Matters) "... output from the panel is very variable due to the predictable daily and seasonal cycles of solar radiation and also due to unpredictable changes in solar radiation ...". Facile à comprendre non ? Suite de la traduction de mémoire débutée et terminée en Octobre 2007. Le copain pensait avoir terminé son devoir de mémoire, mais non !! (Gnarls Barkley - Crazy) C'était sans compter sur les demandes du Directeur de mémoire qui, perdant la notion si ce n'est la mémoire, demande à ce que le document en question soit plus complet, plus lourd, plus dommageable pour la nature en terme de papier ... un comble pour un mémoire portant sur les énergies renouvelables. Le format PDf n'étant pas accepté, il faut coucher les mots sur du vrai papier. Même si j'adore la technique, il faudra que le eBook ait un écran de bonne facture, une bonne lisibilité et un effet négligeable sur mes yeux pour que j'en achète un. (Gnarls Barkley - Smiley Faces) Pour en revenir au mémoire, le copain glisse juste quelques mots assassins "... I think he grades the thesis by weight of paper rather than weight of quality ...". Hé hé hé ... on n'est pas dans un pays bureaucratique pour rien !!

Donc je me replonge dans la traduction de son mémoire, de son complément de mémoire. Une pillule de plus :-D. (Patsy Cline - Crazy). Heureusement que je connais le domaine dans lequel il bosse, cela aide franchement et c'est génialement agréable de voir comme les mots reviennent vite, comme les termes techniques n'ont jamais été oublié, et j'ai même l'impression de baigner à plein dans le solaire. Cela sera une chute sympa pour le Canada tiens. Non seulement la traduction me permet de peaufiner mon english en vue de l'IELTS, (Johnny Cash - I walk the line) mais cela me permet de plus de nourrir mon cerveau en vue d'un des tests qui consiste à écrire une petite prose. Et si j'attaquais sur l'énergie photovoltaïque? Concernant la chute, revenir à mon premier boulot dans le solaire et l'éolien me plairait assez. En 1992, cela ne courait pas les rues en France et je n'ai rien trouvé dans ce domaine un peu particulier il faut le dire. Cela se développe maintenant mais si je dois retomber dans la marmite du solaire, alors cela sera dans le cadre d'un autre pays (Jessica Harper - Old Souls). Ce sont des projets qui trainent dans le fond de mon cerveau, dans une case pas perdue de vue et raffraîchie de temps en temps au gré des lectures. Sans être de la partie totalement, je suis de loin l'évolution technique (même si celle-ci a quelques peu évoluée, ce sont toujours des rondelles de silicium dopées aux impuretés et coincées entre deux couches pour ramasser les petits électrons qui se baladent). (Deep Purple - Hey Joe)

Ce n'est pas le tout de taper des mots à la suite les uns des autres, il me faudrait maintenant passer au mémoire (Jackie Deshannon - What The World Needs Now Is Love), ce qui n'est pas une mince affaire. La plus grande difficulté: lire l'anglais et effectuer la traduction simultanément en français. Pas toujours top car si je comprends ce que je lis, je ne trouve pas nécessairement les mots pour traduire en français. Je me suis déjà aperçu de cela en lisant la documentation liée à l'informatique: lire et comprendre in english oui, mais traduire et expliquer in frenchy non, je ne peux pas. Je bute, je ne trouve pas les mots, la tournure qui colle ... jamais je ne ferais traducteur d'oeuvres, ce ne serait pas ma tasse de thé (caramel/vanille, génial. Thé rouge poire/vanille ... à tomber par terre). (NightWish - Walking in the Air)

dimanche 10 février 2008

Into the Wild ....




Je ne vais pas parler du film de Sean Penn (j'ai aimé le film et la bande son) mais de mon éventuel Into the wild. Alors pour resituer un peu les choses, j'ai en mai 2007 déposé une demande d'immigration pour le Canada. L'envie de grands espaces, de voir d'autres paysages, de voir une autre culture, une autre manière de travailler, envie de parler une autre langue.... et pourquoi pas revenir dans le pays de mon enfance (même si dans le cas présent, je ne demande pas à vivre au Québec). Comme j'avais mis dans un autre billet, Chercher le vent en quelque sorte. En résumé s'aérer la tête, partir loin, partir sans but précis .. si ce n'est éventuellement celui de fuir. Pour se retrouver ? Pour se poser des questions ? Pour trouver des réponses ?


Je ne pars pas pour fuir une personne, une vie. Je corrige: "... je n'espère pas partir ..." serait plus approprié. Mais même dans ce cas, la phrase ne me plait pas. Je ne fuis rien !! J'espère partir car c'est une envie qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps. Idée que j'ai sans cesse repoussée, trouvant toujours une raison valable (une excuse ??) pour ne pas franchir le pas.
En 2001 déjà, j'avais postulé pour un poste à Dublin ou Edimbourg. The Big Blue pour ne pas citer la société, m'avait, au vu de mon profil, plutôt orienté sur le support Edimbourg. Tout collait. J'avais le profil qu'ils recherchaient, coté anglais même si ce n'était pas a fluent english spoken (and also not a new Shakespeare writer) les personnes aimaient le fait que je prenais un long détour pour m'expliquer même si je ne connaissais pas le terme exact. Les phrases remplies de " heuuuu .. ehhhh ... mmmm ...." ou les silences prolongés (des silences aussi longs que ne le sont les phrases de Proust) n'auraient pas été apprécié. Donc j'étais en route pour Edimbourg, du moins dans ma tête et mes plans sur la comète, et j'ai tout annulé. Un simple coup de téléphone. Cela a pris 10s, le mec à l'autre bout était déçu, m'a demandé pourquoi alors que 15 minutes plus tôt je lui avait confirmé mon envie. La réponse était fort simple. Il y avait des amis à la maison, et une simple réflexion a tout déclenché. Je suis un peu tête de pioche certainement, mais je ne suis pas revenu sur ma décision. Qu'avait-il été dit? simplement "... c'est la solution la plus facile pour toi, celle de fuir ...".


En 2007, j'ai sauté le pas pour le Canada. Pas pour le Québec. Je ne veux pas me retrouver au milieu de frenchy. Je crains de me retrouver à croiser des immigrants arrivant de France et demandant "tu viens d'où ...", afin de chercher une prise, un lieu, un nom ... qui pourrait tisser un lien ou se raccrocher à un pays que l'on vient de quitter. Je ne veux pas de cela, je vise large: LE Canada. Entre les possibilités de demander au niveau Québec (hé oui, ils sont à part, ils sont spéciaux), provincial ou fédéral j'ai opté pour le dernier: le fédéral. Donc mon dossier expédié, mes CAN$ 550 versés, j'ai reçu un mot m'indiquant que le dossier serait traité dès que possible. " ... se référer au site internet pour connaître les délais ...". De 12 à 18 mois. 12 à 18 mois d'attente. Pire que des éléphantes !! J'évitais d'y penser, je ne cherchais même pas à étudier plus l'anglais ou apprendre l'Histoire du canada (plus que ce que j'en sais actuellement). Peu de personnes étaient au courant. Et il y a 15 jours j'ai eu une réponse. Le service de l'immigration me demande de complèter le dossier. J'ai 4 mois pour fournir tous les papiers, qui vont de l'acte de naissance jusqu'au test d'anglais IELTS (TOEFL, TOEIC ...) en passant par les contrats de travail, les civilités d'usage, les diplômes.... Je suis content. Je me dis qu'au moins, j'ai passé le premier barrage et que maintenant j'attaque la seconde phase de mon dossier. Je ne sais pas s'il s'agit d'une nouvelle phase, mais cela fait du bien de savoir que je suis encore dans la course.

Et maintenant, rien ne me fera changer d'avis. pas même les "... c'est la solution la plus facile pour toi, celle de fuir ...".





free music

mardi 15 janvier 2008

Blues ...


...quand tu arrives. [... coupure post-publication par moi-même ... ] Tout simplement.

lundi 7 janvier 2008

Tranche de vie virtuelle


L'internet est toujours aussi étonnant à mes yeux. Non pas du coté de la technique, quoique si toujours, mais au niveau des relations que je vais appeler humaine. Relation est un bien grand mot puisque le contact n'existe que par l'intermédiaire des touches carrés et pas forcément agréables du clavier. Que l'on soit utilisateur de FaceBook, LinkedIn ou de quelqu'autre site "social", que l'on soit lecteur de Blogs divers et variés, que l'on soit utilisateur de Messenger, Skype, AOL ou tout autre logiciel de connectivité, arrive un moment où l'on est en contact avec de totals inconnus.


Cela peut être très marrant. Je me rappelle des débuts de l'internet ADSL à Tahiti, je faisais partie des 100 cobayes devant tester le système. Cela fut un malin plaisir de pouvoir télécharger de la zik, faire son propre serveur streamant de la zik ou de la vidéo .. pour le simple plaisir de bouffer de la bande passante. Avec un copain, on testait messenger au hasard des connexions. Une fois le Brésil, une fois le Canada, une fois la France ... on piquait un nom au hasard et on testait. Cela nous prenait une partie de la nuit (mais entre cela et les tests de création de DivX qui prenaient des plombes et des plombes, on ne trainait pas dans les troquets !!) et quelque fois, les inconnus restaient dans le répertoire assez longtemps pour qu'on les connaisse mieux. D'autres ne sont restés que le temps de la connexion car avaient des visions, disons, qui ne correspondaient pas à notre jeu (photos et vidéos plus ou moins dénudées, le guguss avec sont chat sur le canapé ...).


Toute cette semblant introduction pour dire qu'il y a quelques temps j'ai été contacté sous Skype par une inconnue (yeuxverts de son pseudo) qui après le bonjour de rigueur m'a demandé "marié". Même si ce n'est pas forcément génial en ce moment, j'ai tout de même répondu que oui, j'y étais. On a discuté un peu, elle m'a expédié une musique (Old Souls chantée par Jessica Harper) qu'elle adorait mais ne comprenait pas les paroles. Je l'ai donc traduite en direct live (j'avais le texte sous les yeux) pour elle. Elle m'a dit qu'elle était amoureuse (alors pourquoi la question de savoir si j'étais marié ??) et me remerciait pour la traduction. Sur les entrefaits, j'ai su qu'elle avait 2 gamins, qu'elle vivait à Martigues (donc juste à coté de chez moi). La chanson en question traduisait son état du moment. Je lui ai donc expédié MA chanson, une que j'avais aimé et que j'aime toujours écouter (The First Time Ever I Saw Your Face par George Michael), lui expédiant la traduction au passage. Sa réaction fut "quelle déclaration ...". Mais cela n'a pas été plus loin, plus de contacts après, elle a disparu de la circulation. Cet échange à duré environ 1 heure, sans que l'on se propose l'un-l'autre de se rencontrer.


Ce type d'échange, je les ai régulièrement (je n'ai pas bridé mes profils). Je vais rarement à la rencontre des autres personnes, j'attends plutôt les demandes de connexion. Ensuite il y a éventuellement des échanges d'émails. Chacun apprend beaucoup de l'autre, de la vie de l'autre ... on se livre un peu, beaucoup. On abats les palissades de protection, il y a une confiance qui se met en place alors qu'aucun des deux n'a jamais rencontré l'autre. Puis les liens se distendent, on perd le contact mais tant qu'ils sont présents je suis en attente, comme un vrai junkie, de nouvelles plus ou moins longues, d'un signe de vie transporté par les Bits de nos connexions xDsl.
Bon je verrais si je continue ce petit billet plus tard ......