
... oui, c'est la Feria à Arles ce week-end. La Feria de Pâques qui se déroule, comme tous les ans, à ... Pâques. Début des festivités le Vendredi et la fin des festivités, le lundi. Trois jours de débauche, ou presque. Les rues sont bondées, avec de gros bouchons devant les bodegas. Le but du jeu est de passer de l'une à l'autre, écouter la musique et descendre des verres. Si le coeur en dit, les arrêts repas pour un kebab, une paëlla ou tout autre met qui se déguste est possible. Ce que je trouve agréable c'est le coté bon enfant. Il y a de la viande saoûle mais je n'ai jamais eu à assister à un accrochage très sérieux. C'est plutôt le rie, les gens qui dansent, sautent, les yeux rieurs. Suivre les musiciens qui passent d'une bodega à une autre. Ils jouent souvent le même air mais ce n'est pas grave. Ils tiennent la nuit, la journée, avalent des litres d'alcool mais sont là, toujours debout. Faut dire que marcher avec des instruments plus gros qu'eux, des Tubas géants, des grosses caisses .. accoutrés de manière plus ou moins originale, sautant et jouant, tout cela élimine ce qui est avalé. Les airs joués couvrent tous les domaines de la musique et de la chansons, de la salsa aux chansons françaises. Personne ne chante, le volume sonore des instruments couvre tout, sauf le groupe qui a un porte-voix. Mais celui-là, on le retrouve aussi lors des manifs, lors du défilé du 1er Mai qui est ici la fête des Guardians, et surtout dans le défilé annuel de la gauche, celle du PC, de la CGT, de FO, de SUD. Selon les années, le temps, les rues sont plus ou moins pleines de ces manifestants qui défilent.
Pour en evenir à la Feria, je trouve quil y a moins de monde cette année, cela me semble plus clairsemé ... malgré cela, les places de parkings sont chères, très chères. Trouver un coin pour poser la voiture et ne plus y toucher de tout le week-end relève du miracle .. pascal. Demain il fera jour et je verrais comme sera la fête. Là je ne sais encore si je retourne dans le froid, le vent et aller me réchauffer au coeur de la foule, celle dont on franchi avec peine les quelques mètres pour rejoindre l'autre bodega, cette foule qui même si on la bouscule ne hurle pas mais sourit, en tentant de se faire toute petite pour laisser un passage libre avec comme priorité la sauvegarde du verre de vin, de pastis ou de bière. Cette foule qui invite à danser, même si on ne connait pas, toujours avec cette envie de faire la fête sans chercher autre chose que le coté festif.