samedi 9 août 2008

Voyage chez nos Grands Bretons de cousins ...


Quelques jours de vacances en la pas si lointaine perfide Albion.....


Perfide elle y est de par ses routes, ses haies au raz de l'asphalte de la route surtout in Welsh Land. Sensations garanties pour le passager !!
Perfide de par la sensation de prix relativement corrects concernant le bouffe, mais qui est au final assez traître pour le porte-monnaie si on prend l'habitude comme je l'ai fait de manger midi et soir dans les pubs ET faire des poses tea time le matin (eh oui) et l'après midi.
Perfide de par l'attaque de la Tate Modern Gallery sur ma vision de ce qu'est l'Art. Et là je suis allé de surprise en surprise. En résumé et sans prendre de gants, il y a des pièces décrites comme de l'art mais qui ne sont à mes yeux que l'art ... de vendre son oeuvre. Considérer une oeuvre comme de l'art par le simple fait d'avoir été, pour son créateur, le premier à avoir oser le faire est un peu gros. J'ai eu franchement du mal à accrocher.
Le dallage 12x12 en magnesium (magnum 144 ?) de Carl Andre est sympa peut être mais très ... minimaliste. Cela tombe bien, c'est un minimaliste. Mais passer d'une oeuvre 10x10 en 1970 à une 12x12 en 1975 fait-elle référence à l'inflation ou un manque d'imagination ? Même si j'aime la matière, j'aime le métal, j'aime pouvoir toucher une oeuvre ou même marcher dessus j'ai du mal à classer cela dans la case ART. Je la classerai volontier dans la cas DECORATION.
Voilà le pourquoi du logo survivor. J'ai survécu à ce qui m'a été présenté comme de l'Art.
Mis à part ce voyage très dangeureux pour les neurones et la perception du beau (non je ne me lancerai pas dans un débat philosopho-soporifant), je vais devoir retourner à Londres pour visiter encore plus de coins que le manque de temps m'a privé.

samedi 12 juillet 2008

Four-letter word

Samedi matin des plus classiques. Quoique. Réveil à 7h00 et premier réflèxe qui est d'allumer l'ordinateur afin de mettre de la musique. Sauter dans la douche, remplir le sac du linge à laver et direction la laverie. Premier couac. Tellement pas réveillé, et je ne sais pourquoi j'ai fait plus attention à la présence de la C.B. qu'à autre chose, je suis sorti de chez moi sans les clés, sans argent. Juste le linge et le sac et la C.B. Bon j'attendrai que le magasin du bas ouvre afin de rentrer chez moi en passant par le couloir. Retrait de liquide, lancement de la machine, déplacement de la voiture dans un parking payant pour ne pas me prendre une prune. Petit déjeuner proisoire (une fougasse jambon-fromage avec de la béchamel: horrible) en attendant que le Book'n Bar ouvre et que je puisse enfin prendre mon petit déjeuner. Je reviens à la laverie et je percute: j'ai oublié de mettre de la lessive !! Et merde. Bon un bon lavage à 90° cela ôte toute trace de crasse. Je remplis le sèche-linge, j'aide une cousine grande-bretonne à utiliser une machine. Là c'est beau: un mec qui montre à une femme l'usage d'une machine à laver dans une laverie !! Une demi à perdre, à ne rien faire, à aller chercher une chemise chez le couturier qui m'a patché Marx sur le bras gauche. Je prends le linge, je retourne chez moi en passant par le magasin du bas. Exercice de style et d'équilibre: au 3eme étage, au dessus du vide, j'ai le bras long donc je peux par la fenêtre atteindre la poignée de la porte. Rangement du linge, rangement des papiers et, enfin, prendre le temps de ranger les pulls et autres trucs d'hiver qui encombrent tels que la couette et son enveloppe. Et là direction le Book'n Bar, il est 11h00, pour un bon petit déjeuner: thé - jus d'orange - tarte aux pommes. Et le tout assis dans un fauteuil, de la musique sympa. Bref presque le bonheur. En passant, un livre. La couverture donne à penser à un de ces colis dont les adresses se sont multipliées sur le dessus, un de ces colis qui passe de bureau de poste en bureau de poste au gré de son destinataire qui fuit les bureaux de poste. Couverture style papier kraft avec en timbre poste: Four Letter Word - New Love Letters. "... On 4 May 2000, I was one of millions of people to open an email with the subject 'I Love You' containing ..." est le début de l'introduction. cela a suffit pour que je prenne le livre. Je ne sais s'il sera bien, je ne sais rien de ce livre. La grande surprise viendra plus tard, lorsque je l'aurai avalé. Cela sera mon livre de chevet en Angleterre où je serais dans quelques jours. En attendant, je vais aller m'évader à un festival country dans le coin. Line dancers, maïs grillé, musique cow-boy: ambiance US garantie !!

dimanche 27 avril 2008

Ruban de Möbius ....


... ou encore anneau de Möbius est un anneau qui a la particularité de n'avoir qu'une seule face, une seule surface. Finalement, en exagérant à l'extrême, on a juste une seule vision d'un évènement ou encore un évènement qui n'aurait ni début ni fin. Il n'y a pas de droite ni de gauche. Il n'y a pas de vérité ou de mensonge. Les martyrs des uns ne sont pas les bourreaux des autres.
Cela pourrait être la trame d'une histoire, une histoire dont on ne saurait où elle commence et où elle se termine. Le début et la fin étant côte à côte, et en passant cela serait génial de lire un livre qui tiendrait sur une seule page et dont la vision de l'histoire dépendrait d'où on attaque la lecture, on aurait donc une image déformée de la réalité....




vendredi 18 avril 2008

Journée ordinaire ....


... car il est 00h44, vendredi 8 Avril 2008. Rien de plus normal que d'être debout à cette heure? Bon alors petit retour en arrière, retour dans le temps. Hier Jeudi j'ai commencé ma journée à 9h00 avec en tête ce foutu boulot que je devais faire le soir: réinstller un système sur un serveur en production. Il y a des moments, il y a des jours où un serveur informatique ne peut et ne doit être touché la journée. Logiquement il ne reste que la nuit pour effectuer le boulot que le jour refuse. Ma journée de jeudi s'est donc terminé normalement à 19h00. Tiens, déjà du temps en plus pris par le boulot sur mon temps "libre". Je mets "libre" entre des guillemets car en informatique, surtout dans une petite boîte, on n'est jamais totalement coupé de ses machines, de son boulot. Il y a toujours un accès qui traîne quelque part pour regarder, vérifier, contrôler ... que les machines sont toujours là, bien vivantes. Donc jeudi soir, départ vers le début de la seconde partie de la journée, ou la troisième .... bref encore une autre partie qui a débuté à 21h30 (et encore, j'ai eu une crevaison sur un pneu qui m'a retardé). Alors c'est le classique le plus total: sauvegarder les données en lieu sûr ... puis lancer la réinstallation du système. Et comme d'habitude le doute taraude: est-ce que les données sont bien sauvegardées ? est-ce qu'elles sont toutes sauvegardées ? n'ai-je rien oublié ? ai-je tous les CD ... bref que de questions existentielles auxquelles personen ne peut répondre. Je prends mon courage à deux mains, plutôt à 2 doigts et je commence. Tout se déroule à la perfection et pendant qu'une des machines travaille, je m'attaque aux autres pour passer le temps, s'occuper, vérifier une enième fois que les serveurs sont en état. Ce soir, contrairement aux autres soirs j'ai amené l'ordinateur portable pour écouter de la musique. Tenter d'écouter de la musique serait plsu juste !! Le bruit ambiant est de très haut niveau dans une salle de serveurs. Pour les connaisseurs, le bruit permanent d'un avion lorsque l'on est en vol mais en 5 fois plus fort minimum. Impossible d'y échapper, pas de casque anti-bruit ni casque de musique, j'ai le dos en compote (il faudra bien un jour que je me décide à aller dans une salle de musculation pour le muscler, ce foutu dos. Mais si je me mets à écouter les médecins où vais-je me retrouver hein Taote), j'ai les yeux qui brûlent, j'ai le cul en compote (installation sommaire, spartiate pour un esclave !!)... j'ai envie de rentrer chez moiiiiii !!!!


Il est 4h00 du mat, Paris ne s'éveille pas et je viens de terminer ma journée du jeudi. Celle du vendredi commence à 9h00.


Il est 8h30, je pars pour le boulot et ici se termine le billet du jeudi commencé le vendredi matin !!

dimanche 30 mars 2008

Flash Back


Pourquoi cet indien sur la droite? Cela remonte à bien longtemps mais je ne pourrais en donner la date précise. Cela se passait dans une réserve indienne, et j'ai une photo qui doit traîner dans un coin poussiéreux. Une photo où je suis assis sur les genoux d'une Grand Chef indien. Imaginez le gamin entre 5 et 8 ans (âge de mon retour en france) sur les genoux d'un véritable indien, chef qui plusest, que je peux toucher, plein de plumes. Le rêve de tout garçon ou presque :-)
Je me remémore juste le nom de la réserve (hé oui, les indiens sont dans des réserves, même au Canada), un nom ressemblant à coknawauga. Avec cela je vais aller loin. Je recherche sur Google avec toute les transcriptions possibles, et je tombe sur ... Caughnawaga. Et là, vite vite une recherche sur GoogleMaps m'amène au sud de Montreal. C'est MA réserve indienne, de son petit nom actuel Kahnawake.
Et là, avec l'aide d'internet, j'apprends qu'il sagit d'une réserve des mohawk. J'ai parcouru des pages et des pages en recherchant le nom du Chef en question. Je vais me résoudre à écrire au Conseil de la réserve afin de savoir, de connaître le nom de mon indien. Encore un truc à noter sur un coin de murs pour plus tard. Encore un lieu à mettre sur le roadmap de mon prochain séjour.
Un petit bout de ma tête que je couche ici. Juste un des souvenirs qui remontent de plus en plus fréquemment à la surface. Il me faudrait noter tout cela, que je ne perde pas la trace. Un autre souvenir qui remonte est la Virginie, où je suis allé en vacances (tout petit encore), mais là cela fera l'objet d'un autre billet.

samedi 22 mars 2008

Feria ...


... oui, c'est la Feria à Arles ce week-end. La Feria de Pâques qui se déroule, comme tous les ans, à ... Pâques. Début des festivités le Vendredi et la fin des festivités, le lundi. Trois jours de débauche, ou presque. Les rues sont bondées, avec de gros bouchons devant les bodegas. Le but du jeu est de passer de l'une à l'autre, écouter la musique et descendre des verres. Si le coeur en dit, les arrêts repas pour un kebab, une paëlla ou tout autre met qui se déguste est possible. Ce que je trouve agréable c'est le coté bon enfant. Il y a de la viande saoûle mais je n'ai jamais eu à assister à un accrochage très sérieux. C'est plutôt le rie, les gens qui dansent, sautent, les yeux rieurs. Suivre les musiciens qui passent d'une bodega à une autre. Ils jouent souvent le même air mais ce n'est pas grave. Ils tiennent la nuit, la journée, avalent des litres d'alcool mais sont là, toujours debout. Faut dire que marcher avec des instruments plus gros qu'eux, des Tubas géants, des grosses caisses .. accoutrés de manière plus ou moins originale, sautant et jouant, tout cela élimine ce qui est avalé. Les airs joués couvrent tous les domaines de la musique et de la chansons, de la salsa aux chansons françaises. Personne ne chante, le volume sonore des instruments couvre tout, sauf le groupe qui a un porte-voix. Mais celui-là, on le retrouve aussi lors des manifs, lors du défilé du 1er Mai qui est ici la fête des Guardians, et surtout dans le défilé annuel de la gauche, celle du PC, de la CGT, de FO, de SUD. Selon les années, le temps, les rues sont plus ou moins pleines de ces manifestants qui défilent.


Pour en evenir à la Feria, je trouve quil y a moins de monde cette année, cela me semble plus clairsemé ... malgré cela, les places de parkings sont chères, très chères. Trouver un coin pour poser la voiture et ne plus y toucher de tout le week-end relève du miracle .. pascal. Demain il fera jour et je verrais comme sera la fête. Là je ne sais encore si je retourne dans le froid, le vent et aller me réchauffer au coeur de la foule, celle dont on franchi avec peine les quelques mètres pour rejoindre l'autre bodega, cette foule qui même si on la bouscule ne hurle pas mais sourit, en tentant de se faire toute petite pour laisser un passage libre avec comme priorité la sauvegarde du verre de vin, de pastis ou de bière. Cette foule qui invite à danser, même si on ne connait pas, toujours avec cette envie de faire la fête sans chercher autre chose que le coté festif.

dimanche 2 mars 2008

Fille des îles ....


Cette petite fille des îles qui court dans l'eau, une eau à même pas 10°, l'eau froide de la Manche un matin du 1er Janvier est aussi colorée que ne le sont les fleurs de Tahiti. Elle est aussi exhubérante que les danseurs du Heiva lors des shows. Elle ne passe pas inaperçue, elle ne laisse pas indifférente, elle est attachante, elle est agaçante comme un himene ... et elle est sensible. Très. Son pays lui manque, Tahiti lui manque. Tout comme pour moi. Je ne sais si j'arriverais à y retourner un jour, je ne sais si je pourrais m'y fondre de nouveau, me mêler à la foule, etre celui que l'on ne connait pas mais dont on sait qu'il fait partie du paysage.