lundi 19 octobre 2009

Départ en vue

J'ai terminé pour ce soir le rangement - tri - stockage. J'ai sorti une chemise cartonnée pour y caser tout ce qui est cartes, lettres et diverses choses que je garde. Cela peut-être une carte postale, une lettre, des auto-collants hinano, un tiare tout desséché ..... Totalement inutile ce que je garde mais je vois cela comme des souvenirs. Ce seront aussi par exemple des cartes sur telle exposition, telle manifestation, tel artiste qui est passé ici et dont le flyer vaut la peine d'être gardé (Patti smith par exemple, ou Lou Reed ou encore Arturo Patten - Patten à Patten). J'ai redécouvert des choses qui étaient enfouies sous la tonne de papier ou coincées entre deux pages d'un bouquin, des photos "oubliées", des écrits qui sont restés ici et ne sont jamais arrivés au destinataire. Petit à petit je me prépare à quitter les lieux, à quitter cet appart. Décrocher les cartes du mur c'est redonner à cet appart un coté impersonnel et donc va me pousser à le quitter plus rapidement.
C'est bientôt le départ vers le Canada. Premier saut rapide avant le 31 octobre pour valider le VISA. Le Grand saut se fera certainement en avril 2010, l'année du premier contact. Contact avec la vie canadienne, contact avec le monde du travail canadien ... et contacts lointain avec la famille que l'internet ne pourra combler, même en usant de tous les artifices que permet le monde numérique. Rien ne vaut la proximité !

samedi 28 février 2009

Ouverture de dossier: Juin 2007

Patience ....

La demande d'immigration au Canada suit son cours, mais je devrais écrire "suit son long" car cela en devient pénible. Ce n'est pas tant la réponse qui importe, même si je la souhaite positive, mais ce manque d'informations de la part du service de l'immigration. Cela est si compliqué, si dur de changer le libellé et d'infomer de l'état d'avancement du dossier. Un libellé autre que le trop souvent lu "En Cours ...". Il existe d'autres termes pour notifier quelqu'un de l'état de son dossier, des termes qui pourraient coller aux différentes phases comme: demande fédérale transmise, examen des pièces justificatives, attente résultat visite médicale....
Tout un tas de mots, de phrase qui sortirait de ce ridicule " .. En cours ..". J'ai l'impression de me trouver devant un site Colissimo avec la mention "colis pris en chage par notre réseau". Oui génial, je sais puisque je l'ai déposé à la poste ce matin. Mais il est où mon colis actuellement ? C'est cela le plus important ... tout comme le traitement du dossier par le CIC: à quelle phase en est-il ce dossier ? 

Pourquoi cette attente? La composition de la famille est si compliquée? Le contrôle des informations prends du temps? Pourtant j'ai une famille des plus classique: frère canadien, l'autre un paumotu bien black jusqu'à l'os, un oncle croate qui vit en Ontario, j'ai eu une vie en France et ailleurs sur la planète, un beau-frère marocain, une mère née en Algérie et un père ayant obtenu la nationalité canadienne (il y a de cela 30 ans) ... quoi de plus classique, hein ? Je n'ai pas eu des centaines d'employeurs, juste cinq différents sur 20 ans. Je n'ai changé que deux fois de métier dans des branches totalement différentes et je n'ai que trois diplômes qui n'ont rien en commun, quatre si je compte le petit dernier que je n'ai pas eu. Il n'y avait que 85 pages à lire après constitution du dossier, sans compter les pages de la demande et celles de la visite médicale. Un simple petit bouquin de poche qui se lit facile en deux jours, et non en deux ans!!  

Bientôt deux ans que j'ai ouvert une porte donnant sur un rêve: revenir au Canada. Je tente de ne pas y penser mais je me surprends à regarder le soir en rentrant si je n'ai pas une enveloppe kraft qui serait posée sur le rebord de la fenêtre. Je ne vis pas dans une optique de départ, cela serait invivable. Je vis comme tous les jours, en dépensant autant (trop même par moment), en prévoyant des vacances en Croatie en juillet ou août, en louchant du coté des billets vers le Canada ou les States pour un petit séjour d'une dizaine de jours, en me demandant si je ne ferais pas un saut à Londres un de ces WE. Et donc la vie de tous les jours continue ....

Pour passer le temps et préparer un éventuel départ, je fais le tri. "tri" n'est pas le bon mot. "Nettoyage par le vide" serait l'expression la plus appropriée. Un petit tour dans l'armoire et dans la zone de stockage des fringues "en attente ... ". Je sors toutes mes fringues et la séquence mannequinat commence. Trop vieux, marre de le voir, pas trop mon style ... et hop dans un sac direction Emmaüs. Trop petit, trop-je-ne-sais ... hop dans un sac direction mes gamines au cas où elles voudraient récupérer un truc avant d'expédier le tout chez Emmaüs. Trop usé, trop élimé ... hop dans un sac et direction poubelle. Cela dégage la vue .... avec un but: partir au Canada avec deux sacs uniquement, et pas plus de 25 Kgs au total. Voyager léger, ne pas s'encombrer de l'inutile. Et puis le Canada est aussi une société de consommation: on y trouve des magasins et des laveries !! Je ferais fumer ma carte bleue là-bas.
Maintenent reste à trier ce qui est matériel. Là cela sera rapide .. très. La chaîne HiFi qui ne lit plus les CDs depuis fort longtemps: poubelle. Les ordinateurs, oui LES car j'en ai pas mal ici, recyclés avec toutes les pièces détachées. Je ne garde qu'un seul ordinateur, voire deux à la rigueur: un portable bureautique classique pour travailler au chaud avec une tasse de thé à la main, un portable renforcé et industriel pour aller dans le grand froid polaire et des mouffles (pas appropriées pour taper sur le clavier). 
Et la TV, four micro-onde, radio .. ben non, je suis un original je n'ai rien de tout cela. Le frigo et les deux plaques électriques sont avec l'appart, tout comme le reste des meubles. NETTOYAGE PAR LE VIDE !!

Que reste-t-il dans l'appartement à part moi ? les souvenirs accrochés au murs, les bouquins, les papiers. Les papiers comme les dilplômes, les attestations de travail... seront du voyage, le reste sera ici, en attente (tiens donc encore ce mot à bannir de la langue française) d'un futur déménagement plus conséquent. Pourquoi m'encombrer et me brider dans mes mouvements au Canada avec tout un déménagement alors que je peux tout faire venir par la suite, une fois que je serais plus ou moins stable... je parle de ma situation, pas de ma santé mentale là !! Ne pas s'encombrer me permettra de voyager léger à travers le pays pour trouver le coin qui me plait et ne pas rester par obligation parce qu'il y a un déménagement à faire suivre, même si le point de chute n'est pas trop mal: Ontario.

J'attaque le mois de Mars en me disant: d'ici la fin du mois je devrais avoir une réponse. Bonne ou non, il devrait y en avoir une. Montée sur Paris pour une entrevue? Annonce que je suis accepté? 

Pendant ce temps d'attente (arghhhhh .... ), je continuerai le tri du matériel informatique (je ne donne que ce qui fonctionne), je travaillerai sur mon CV in english please et le peaufine, je complèterai mes profils sur Workopolis, jobboom, Kelly ... et je continuerai d'aller tous les jours au boulot et répondre de temps en temps à mon boss adoré "...non, je n'ai pas encore la réponse ...".

dimanche 9 novembre 2008

Evasion...

... en ce mois d'octobre 2008. "Un voyage commence toujours par une belle histoire ...", simple ligne prise dans le magazine Air France à bord de l'avion qui me mène à New York. Cette phrase je pourrai la coller sur les écrits d'une fée qui souvent nous, me, fait voyager au travers de ses écrits bien que j'ai par moment j'ai un peu de mal à la suivre.  Deux jours par-ci, deux jour par-là .. qui se sont transformés en une dizaine de jours magiques. 
Revoir Montréal et surtout revoir des personnes qui ne m'ont pas vus depuis une éternité, si ce n'est plus longtemps: 1974. J'ai eu fait ce voyage il y a de cela quelques mois, à la simple vision d'une vidéo Super8. Là c'est en chair et en os que j'ai pu revoir en partie les personnes présentes sur le film. Si je prends les lettres de leur prénom, un petit coup de mixage et hop j'obtiens: W.A.R.M. Et c'est ce que j'ai ressenti en les voyants, c'est ce que j'ai ressenti dns leur accueil. Etre avec eux comme si je les avais toujours vu, toujours connu. Revoir des photos anciennes.
Puis ce fut la descente vers NewPort, à Rhode Island. BOSTON. BOSTON. BOSTON. Oui j'ai enfin vu Boston, de mes yeux vus. J'avais envie de voir cette ville, envie de voir le port. Et je peux dire que cela vaut le coup. Je n'ai qu'un aperçu minime mais m'étant perdu avec le GPS (ben si, c'est possible), j'ai pus croiser des quartiers sortants des sentiers. Le reste de la ville, je l'ai faite en partie  pied. Il ne me reste qu'une envie maitnenant: y retourner pour plus longtemps.
Puis ce fut NewYork. Encore et encore avec la traversée du pont de Brooklyn à pieds, une diagonale du nord au sud dans central park, une balade dans le chinatown et dans le little-little-little Italy puisque ces derniers se sont fait manger le territoire par la communauté chinoise. Canal Street n'est plus la ligne de séparation entre Chinatown et Little Italy, il faudra revoir tous les guides touristiques!! La remontée vers l'empire State building  à pieds, toujours, en passant par Soho. Ces noms qui font certainement rêver mais ne survivent que sur leur gloire passées. Le Chinatown est tel que l'on peut se l'imaginer: tout est écrit en chinois ou presque, les boutiques pas forcément clean, les vendeurs sur leurs étales dans la rue. Un peu de brume sur tout cela et le délir des tripots clandestins est là. 
Je restreints un peu NYC à Manhattan, mais la ville est tellement différente d'un quartier à un autre quil faudrait au moins un mois pour la visiter et la découvrir. Un jour peut être cela me sera possible. En attendant, il y a le dur retour à la réalité: le boulot ici bas !!

mardi 9 septembre 2008

Les mots à 4 lettres ...

... un livre comme un autre Four Letter Word: New Love Letters. Love, hope, wish, need se cotoient avec hate, fear, fuck... Ce livre est une série de petits textes écrit par différents auteurs, le tout ayant pour thème central "lettre d'amour". L'idée est venur de recueillir ces écrits suite au virus "I love you" qui a fait quelques dégats dans le monde informatique il y a quelques années. Tiens en passant il existe d'autres mots de 4 lettres tels UNIX, BSOD, Wine, bash, loop ... mais cela n'a pas été abordé dans le bouquin. Tout un oubli en somme. Alors est-il plaisant à lire ce livre? Alors comment dire ... mmmm ... oui et non. Il y a des textes sympas à lire et d'autres sont plus, disons, difficile d'approche dans le sens où j'ai la vague impression que l'auteur des lignes a écrit un texte sans y mettre d'envie, de désir. En résumé un texte dans le plus pur style alimentaire. C'est un peu dommage pour l'idée en elle-même. 

Depuis j'ai lu un autre livre, City of glass de Paul Auster mais sous un format un peu particulier: il a le format d'un comics, au dessin sombre comme le serait Maus de Art Spiegelman.

samedi 9 août 2008

Voyage chez nos Grands Bretons de cousins ...


Quelques jours de vacances en la pas si lointaine perfide Albion.....


Perfide elle y est de par ses routes, ses haies au raz de l'asphalte de la route surtout in Welsh Land. Sensations garanties pour le passager !!
Perfide de par la sensation de prix relativement corrects concernant le bouffe, mais qui est au final assez traître pour le porte-monnaie si on prend l'habitude comme je l'ai fait de manger midi et soir dans les pubs ET faire des poses tea time le matin (eh oui) et l'après midi.
Perfide de par l'attaque de la Tate Modern Gallery sur ma vision de ce qu'est l'Art. Et là je suis allé de surprise en surprise. En résumé et sans prendre de gants, il y a des pièces décrites comme de l'art mais qui ne sont à mes yeux que l'art ... de vendre son oeuvre. Considérer une oeuvre comme de l'art par le simple fait d'avoir été, pour son créateur, le premier à avoir oser le faire est un peu gros. J'ai eu franchement du mal à accrocher.
Le dallage 12x12 en magnesium (magnum 144 ?) de Carl Andre est sympa peut être mais très ... minimaliste. Cela tombe bien, c'est un minimaliste. Mais passer d'une oeuvre 10x10 en 1970 à une 12x12 en 1975 fait-elle référence à l'inflation ou un manque d'imagination ? Même si j'aime la matière, j'aime le métal, j'aime pouvoir toucher une oeuvre ou même marcher dessus j'ai du mal à classer cela dans la case ART. Je la classerai volontier dans la cas DECORATION.
Voilà le pourquoi du logo survivor. J'ai survécu à ce qui m'a été présenté comme de l'Art.
Mis à part ce voyage très dangeureux pour les neurones et la perception du beau (non je ne me lancerai pas dans un débat philosopho-soporifant), je vais devoir retourner à Londres pour visiter encore plus de coins que le manque de temps m'a privé.

samedi 12 juillet 2008

Four-letter word

Samedi matin des plus classiques. Quoique. Réveil à 7h00 et premier réflèxe qui est d'allumer l'ordinateur afin de mettre de la musique. Sauter dans la douche, remplir le sac du linge à laver et direction la laverie. Premier couac. Tellement pas réveillé, et je ne sais pourquoi j'ai fait plus attention à la présence de la C.B. qu'à autre chose, je suis sorti de chez moi sans les clés, sans argent. Juste le linge et le sac et la C.B. Bon j'attendrai que le magasin du bas ouvre afin de rentrer chez moi en passant par le couloir. Retrait de liquide, lancement de la machine, déplacement de la voiture dans un parking payant pour ne pas me prendre une prune. Petit déjeuner proisoire (une fougasse jambon-fromage avec de la béchamel: horrible) en attendant que le Book'n Bar ouvre et que je puisse enfin prendre mon petit déjeuner. Je reviens à la laverie et je percute: j'ai oublié de mettre de la lessive !! Et merde. Bon un bon lavage à 90° cela ôte toute trace de crasse. Je remplis le sèche-linge, j'aide une cousine grande-bretonne à utiliser une machine. Là c'est beau: un mec qui montre à une femme l'usage d'une machine à laver dans une laverie !! Une demi à perdre, à ne rien faire, à aller chercher une chemise chez le couturier qui m'a patché Marx sur le bras gauche. Je prends le linge, je retourne chez moi en passant par le magasin du bas. Exercice de style et d'équilibre: au 3eme étage, au dessus du vide, j'ai le bras long donc je peux par la fenêtre atteindre la poignée de la porte. Rangement du linge, rangement des papiers et, enfin, prendre le temps de ranger les pulls et autres trucs d'hiver qui encombrent tels que la couette et son enveloppe. Et là direction le Book'n Bar, il est 11h00, pour un bon petit déjeuner: thé - jus d'orange - tarte aux pommes. Et le tout assis dans un fauteuil, de la musique sympa. Bref presque le bonheur. En passant, un livre. La couverture donne à penser à un de ces colis dont les adresses se sont multipliées sur le dessus, un de ces colis qui passe de bureau de poste en bureau de poste au gré de son destinataire qui fuit les bureaux de poste. Couverture style papier kraft avec en timbre poste: Four Letter Word - New Love Letters. "... On 4 May 2000, I was one of millions of people to open an email with the subject 'I Love You' containing ..." est le début de l'introduction. cela a suffit pour que je prenne le livre. Je ne sais s'il sera bien, je ne sais rien de ce livre. La grande surprise viendra plus tard, lorsque je l'aurai avalé. Cela sera mon livre de chevet en Angleterre où je serais dans quelques jours. En attendant, je vais aller m'évader à un festival country dans le coin. Line dancers, maïs grillé, musique cow-boy: ambiance US garantie !!

dimanche 27 avril 2008

Ruban de Möbius ....


... ou encore anneau de Möbius est un anneau qui a la particularité de n'avoir qu'une seule face, une seule surface. Finalement, en exagérant à l'extrême, on a juste une seule vision d'un évènement ou encore un évènement qui n'aurait ni début ni fin. Il n'y a pas de droite ni de gauche. Il n'y a pas de vérité ou de mensonge. Les martyrs des uns ne sont pas les bourreaux des autres.
Cela pourrait être la trame d'une histoire, une histoire dont on ne saurait où elle commence et où elle se termine. Le début et la fin étant côte à côte, et en passant cela serait génial de lire un livre qui tiendrait sur une seule page et dont la vision de l'histoire dépendrait d'où on attaque la lecture, on aurait donc une image déformée de la réalité....